(poème by jak recontré par hasard, un vrai talent )
Tu n'es pas seul au monde à te prétendre humain aux portes de nos villes fermées de l'intérieur...
Les gens de mauvais genre sont des mutants d'ailleurs...
Tu n'es pas seul au siècle à vendre l'incroyable, tes mains libres de sang,
tes regards de légende, de voleur et de honte, à nos anges de paix...
Les navires de banlieue ont percé tous les ports des accents ironiques
Les saillies de leurs mots calculés sur la haine
Les sous sols dans nos villes sont des ventres à tickets
Avaleurs d'anonymes
Propriétaires de chiens muselés sur contrat
L'arme conventionnelle des républiques et des lois
Ici les étrangers ont des rêves à revoirs
Ici tous les trésors dorment dans les pénates... Leurs volets sont fermés
Dors-tu mieux maintenant à l'auberge du ciel, le c½ur comme une borne ?
Berceau de tes orgasmes et des voilures, à l'alpine frontière de ton unique Europe !
Tu la vois bien ta ville, nouvelle, tout de bleu ?
Ta ville parnassienne, aux fronts de malvoyants, ses préaux de faciès gardiens des cécités...
Regarde-là ta ville ! Au fond de nos bastilles, te garder la vie belle
Regarde-la ta ville ! Et des faces cachées d'indigences indignes
Regarde-là ta ville ! Etrange d'ironies... "Comme elle a de l'allure !"
Regarde-là ta ville ! Comme la vie, comme si elle était belle