j'aime rire

J'aime rire, j'adore même cela, pourtant je déteste me voire rire, tellement mon rire est fade et l'expression de mon visage est grimaçante lorsque je ris.
En riant c'est tout mon c½ur et tout mon corps qui bondis et qui se décharge de tous le poids des préjugés, des apparences, je ris, moche et je ris sincère, je ris honnête.
Et heureux est celui qui rit avec moi, car il ne voit rien chez moi, il n'entend rien chez moi, il me saisit tout entière.Le moindre petit rire et le plus ridicule gloussement qui émane de ma bouche fait ressurgir tout un passé, un mal être et résonne comme une boule immense d'énergie qui éclatera à la face du monde.
Le rire est mon expression et déclancher le rire d'autrui est ma manière de m'approprier l'expression de cet autrui, il rit me regarde et il ne sait ce que je gagne à voire son visage changer, parfois des larmes de joie se déverser sur cet autre que moi.
Je crois celebrer une véritable communion par cette échange parfois si bref mais qui s'inscris dans la pensée comme le papillon même des souvenirs , qui les fait vivre et les fait resurgir à travers un souffle, on se rappelle de cet instant, on sourit et mon Dieu qu'est ce qu'on se sent bien.

# Posté le vendredi 15 février 2008 13:15

La malade sans nom



L'air de la ville m'a noirci mon c½ur avant les poumons
Je suis la malade celle qu'on montre sans connaître son nom
Je suis celle qui rit car la vie c'est l'ironie tout est une comédie
J'ai le regard d'une sainte le matin et les lèvres d'un diable à minuit

J'ai accepté d'être une femme objet j'ai osé poignarder mes rêves
La pureté de l'âme et les chants de l'amour sans aucune trêve
Papa pardonne moi d'avoir une fille qui n'a plus d'honneur
Mais ne crois pas que mon attitude peut faire mon bonheur

J'ai tourné la page des contes de fée j'ai ouvert celle de mon destin
Je ne voix que du noir mais je regarde ce noir avec le regard mon plus rouge
Et non c'est le rouge que je dépose sur mes lèvres brûlantes de ce baiser vain
Un baiser donné au passage je ne suis plus qu'un visage qui bouge

J'aurais aimé créer une histoire qui m'aurait raconté
Mais je préfère enterrer ma destinée sans laisser mes pas tracés
Non amour je ne veux pas d'enfant laisse moi mère de l'air
Lui je sais ne trahira pas le nom et le sang de son père

Je serais peut être enterré dans mon pays d'origine
Mais je n'ai plus de rang de sang et d'identité
Comment vont-ils reconnaître cette fille si fine
Elle n'est qu'une silhouette elle n'a pas l'allure que façonne le soleil d'été

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 15:19

je pense donc je souffre

Je me sens comme une boule gonflée d'amertume
Un papillon plein de rêves échoué sur le bitume
Je ne suis qu'un trop plein de sentiments
Dans on monde ou le c½ur ment

Et ça même le printemps
Quand on oublie les misères d'avant
Moi je voix au-delà se poser l'inconstante brume
Qui fait de l'oiseau de mon c½ur un amas de plume

La mélancolie n'a plus aucun charme
je suis défigurée par l'abondance de mes larmes
Je souffle sur le monde tout ce que mon âme fait vivre
Mais le monde me renvoie le rire d'un vent ivre

Je suis la risée du peuple Seigneur pourquoi ?
C'est moi qui aime et c'est moi qui peine
J'ai gratté sur ma peau frêle des éternelles lois
Qui à mon égard crée de la haine

Seigneur je dépose devant toi mes armes
Je suis le soldat le plus faible que tu aies mis au front
Ne me laisse pas me mesurer aux autres femmes
Pas plus que moi elles ne savent ce qu'elles font

Je ne peux pas vivre avec ce double visage
Il me faut choisir le chemin qui me ressemble
Mais tu m'as crée si transparente que je ne suis plus qu'un mirage
Alors je marche mais on si on me regarde je tremble

Je ne veux plus rien tu sais la vie qu'ils idolâtrent tous
Je la subis sans plus aucun autre goût
Je ne doute pas qu'elle soit belle et douce
Mais moi je fais surface dans une sorte de mousse
Qui me cache tout en me révélant hostile
Tu sais le monde c'est comme une vague
Et moi je surf sans style

Il faut pousser les autres et se faire voir
Quand ma pudeur me noie dans le les eaux les plus noires

Tu sais ils se réclament tous de religion d'un Dieu
D'une mode, d'une classe ça les distingue
Moi je ne peux pas aller me vanter de vertu qui se voit dans les yeux
Quand ces mêmes je ne peux oser lever vers toi

Les oiseaux migrent je ne veux plus être femme
Je pense donc je suis-je pense donc je souffre
Ils volent donc ils sont ils volent loin du gouffre
Dans lequel ma naissance a jeté mon âme

# Posté le samedi 29 décembre 2007 12:57

D'incompréhension




Aujourd'hui c'est moi seule qui ère au bord d'une galaxie
Je me cherche à l'abandon mais je ne sais qui je suis
J'ai froissé les feuillets déjà usés par les années
Qui comportaient des petits bouts d'identité

J'ai erré tant d'années auprès des hommes
Et ma présence un peu absente toujours étonne
Je glace les particules de rire qui flottent dans l'air
Mon regard rappelle la mort, fière solitaire

Je croyais ma muse et ma plume reflétant mes idéaux
Mais parfois eux même me regardent de haut
Je pense avoir été privée de la lumière du monde
J'ai gratté ma plume et le souffle de ma flamme gronde

J'ai comme le c½ur farci d'amertume
Une tristesse qui devant moi amène de la brume
A chaque pas vers l'avant je recule
Je me sens prisonnière comme d'une bulle

D'incompréhension qui résonne comme un ch½ur
Et même quand je connais le bonheur
Je sens cette douce mélancolie
Qui berce mes soirées à l'abri

Laissez moi dans mon jardin de larmes
Je suis un être pour qui la tristesse fait des charmes
Je porterais mon portrait fade et sans couleurs
Et je contournerais mon regard d'un noir de malheur



un texte qui déplait à une miss qui se reconaitra c'est pour cela que je lui dédicasse

# Posté le mardi 14 août 2007 17:23

Le grand amour (pour ma maman)



J'ai fait un songe très angoissant je ne me suis pas réveillé
Et mes larmes s'enroulent dans mes cils qui sont tenus comme prisonniers
De la frayeur de la terreur du vide qui m'a envahit
En une seconde j'e l'ai senti s'échapper de moi la vie

Tu t'en allais d'un pas cruel loin de ce monde hors des parois
De mon coeur qui se réfléchit dans ton image dans tes baisers
Maman si tu savais comme je suis bien là avec toi
Et comme j'ai peur comme si tout aller recommencer

Maman racontes moi encore une fois ce que t'a fait endurer Dieu
Maman on est si différente mais tu sais bien que je t'admire
Tu sais parfois j'ai peur d'affronter le charisme de tes yeux
Mais j'y retrouve toujours cette douceur dont je m'enveloppe pour m'endormir

Le monde est dure maman et il me fait souvent souffrir
Les hommes sont durs maman qu'est ce qui se cachent dans leur sourires ?
Dis moi quoi faire je suis si faible je veux me cacher dans tes ailes
Je sais que Dieu n'abandonne pas mais tu sais comme je suis frêle

Mais pour l'instant laisse moi encore écouter tes souffrances
Et dis le moi encore une fois que je suis ta seule espérance
Rappelle moi que tu m'as donné la vie avec ton coeur
Et je te jure que je porterais avec fierté le léger poids de ton honneur


# Posté le mercredi 01 août 2007 05:30